Ode au GR40
GR 40
Matin, midi et soir,
Elle forge ses devoirs.
Pédégère de « Domi-Bagage »
On la voit aux quatre routes,
Secourir l’armée en déroute.
Cartes et GPS en main,
Elle choisit le terrain
Là où le camp sera dressé
Pour les marcheurs affamés.
C’est elle qui remplit les bides
Et ramasse les litres vides.
Auparavant elle a planté le décor,
Tables et chaises d’abord.
Puis c’est l’approvisionnement sans fin
Pour des ventres se restaurant enfin.
Cette cantinière magique,
A pour prénom Dominique.
Le responsable des liquides remplit les burettes,
Que d’autres vident en s’en jetant un derrière la luette.
La Madelon n’est plus enjuponné,
Le Guy a la voix rauque mais sait chanter.
Les autres compagnons de sentiers,
Vous sont maintenant présentés.
Voici Gérard défendant « mémé » *
Et gourmet affirmé
Fait le choix « des piqûres »*
Au risque d’être appelé l’enflure.
Puis c’est Giuseppe, notre Italien,
Qui s’exprime avec les mains.
Il remue la langue sans fin,
Mais n’amuse pas le terrain.
Arrive Martine dont la silhouette a changé,
Ne portant plus le pochon à ses côtés.
Michel, qui est resté gamin,
S’amuse à rouler sur le chemin.
Il en garde des égratignures,
Souvenirs de cette aventure.
Daniel lui fête avec fracas,
La nouvelle orientation du Sénat.
Souvenons-nous aussi de la rencontre éphémère,
De Louise et son frère d’Angleterre.
Dans le gîte de Jean-Michel,
L’obsédé inquiet des punaises rebelles.
Correction d’orthographe : – Mémé = Mes mets
- Des piqûres = D’Epicure
CB (Octobre 2011)











